Accueil Date de création : 07/10/07 Dernière mise à jour : 30/11/11 10:02 / 32 articles publiés

Contrat de travail : une rupture couplée à un projet professionnel  (Emploi) posté le dimanche 04 novembre 2007 12:04

Tribune de Jacques Voisin, président confédéral CFTC, publiée dans le quotidien Les Echos, mardi 9 octobre 2007
Du fait que de plus en plus de ruptures se font officieusement sous forme de départs négociés ou de transactions, les organisations patronales veulent légitimer un nouveau mode de rupture dénommé « séparabilité ». Et comme pour les appuyer, le président de la République fait la promotion de la rupture négociée. Certains salariés ne voient pas d'inconvénient à cette nouvelle forme de départ, car ils savent négocier et sont en position d'aboutir à un résultat satisfaisant, mais d'autres non. Ces derniers se retrouvent seuls, sans structure collective pour les encadrer et les protéger. Pour mettre tout le monde sur un pied d'égalité, la CFTC pourrait accepter d'officialiser ce nouveau mode de rupture, à condition qu'il soit à l'initiative de l'entreprise ou du salarié et à condition que ce nouveau mode de rupture procure automatiquement au salarié une aide et des moyens financiers pour réaliser son projet professionnel. Elle veut que cette nouvelle modalité de rupture assimilée à un licenciement permette au salarié de faire progresser sa carrière sans passer par l'épreuve du chômage. Le projet de la CFTC nécessiterait, pour s'appliquer, la signature d'un accord entre partenaires sociaux dans les négociations qui se déroulent au niveau national. La nouvelle modalité de rupture du contrat de travail s'articulerait autour de deux conventions indissociables, soumises au bureau de conciliation des Prud'hommes. Ces deux conventions seraient intégrées à l'actuel Code du travail : il y aurait une première convention de rupture et une seconde de projet professionnel. La première convention dite « de rupture » serait signée par une entreprise et un salarié qui désirent rompre leur lien contractuel d'un accord commun. Si une telle négociation aboutissait, l'employeur adresserait un courrier recommandé au salarié pour lui proposer une rupture de son contrat de travail et pour l'inviter à élaborer un projet professionnel alternatif. Ce courrier indiquerait les coordonnées du service public de l'emploi (SPE), des chambres consulaires, des entreprises prestataires de reclassement auprès desquelles le salarié pourrait obtenir un entretien l'éclairant dans son choix de reconversion. Il indiquerait aussi la date d'un entretien auquel le salarié serait convoqué. Le salarié pourrait s'y faire assister, par une personne de son choix, notamment par une personnalité syndicale extérieure.
Lors de l'entretien suivant ce courrier, l'employeur motiverait sa demande et expliquerait au salarié le dispositif des deux conventions (les moyens à sa disposition, les différentes étapes/délais...). Il lui laisserait un mois pour réfléchir et se construire un projet professionnel. Pendant cette durée, le salarié pourrait élaborer son projet professionnel avec un tiers (service public de l'emploi, chambres consulaires ou entreprises privées...). Ce projet serait contrôlé par le service public de l'emploi, ce qui lui permettrait de sécuriser son reclassement. Il devrait être bouclé en douze mois, mais si une reconversion du salarié s'avérait nécessaire, ou si une qualification diplômante nécessitait une durée supérieure, celle-ci pourrait être portée à deux ans, avec un financement complémentaire, notamment par un OPCA et/ou la région.
Ce projet de reclassement soutenu par le service public de l'emploi serait rémunéré : il y aurait maintien du salaire net avec maintien de la mutuelle et de la prévoyance. Le financement de la rémunération serait assuré par les allocations chômage et complété par l'entreprise ou des fonds de formation continue, notamment pour les petites entreprises.
L'absence de réponse au terme du délai de réflexion serait assimilée à un refus du salarié. En aucun cas, les deux conventions de rupture et de projet professionnel ne pourraient être signées avant le délai de un mois, c'est-à-dire avant la finalisation du projet professionnel. Voilà comment, face à la demande sociale, face aux ruptures de contrats de travail, souvent destructurantes pour les salariés, la CFTC fait une proposition concrète qui défend le droit des salariés.
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Modernisation du marché du travail: le Medef devra négocier  (Emploi) posté le dimanche 04 novembre 2007 12:03

Les négociations entre les partenaires sociaux, sur la modernisation du marché du travail, s'ouvrent véritablement demain. L'équilibre sera difficile à trouver entre les objectifs affichés par les organisations patronales et la volonté de la CFTC de sécuriser les trajectoires professionnelles des salariés. La CFTC veut aboutir à un accord favorable aux salariés et équilibré entre les partenaires sociaux, qui assurerait une plus grande sécurisation des parcours de vie professionnelle. Elle entrera concrètement dans le vif du sujet lors de cette seconde phase de la négociation . A l'heure actuelle, c'est principalement les modifications du contrat de travail qui intéressent en priorité le MEDEF. Le Medef devra négocier. La CFTC lui a proposé une convention de rupture couplée à une convention de projet professionnel. Elle estime que la flexibilité n'est pas la réponse à la situation dégradée de l'emploi en France et que la solution réside dans une forte articulation des différents dispositifs existants.
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A la recherche de l'Inspection du Travail  (Droit du travail) posté le dimanche 28 octobre 2007 20:34

En cliquant sur le lien, vous trouverez directement les coordonnées de l'Inspection du Travail, par région.

 

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Lien Inspection du travail

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Visite de reprise : obligatoire !  (Santé) posté le jeudi 11 octobre 2007 21:05

Votre absence pour maladie suspend votre contrat de travail. A l’issue de l’arrêt de travail, vous devez réintégrer votre poste. A cette occasion le médecin du travail peut être amené à vous examiner : c’est la visite de reprise.

Quelles serait les conséquences de votre refus de vous présenter à cette visite de reprise ?

Vous devez informer votre employeur de votre absence pour maladie. Cette information passe généralement par l’envoi de votre arrêt de travail établi par votre médecin traitant.

En cas d’absence de justification, l’employeur peut vous sanctionner pour absence injustifiée.

A l’issue de votre arrêt de travail, une visite de reprise doit être effectuée. Elle n’est obligatoire que si vous vous êtes absenté pour maladie pendant au moins 21 jours (article R. 241-51 du Code du travail).

L’initiative de cette visite incombe à l’employeur. Il doit prendre les mesures nécessaires pour que cette visite soit assurée.

Si vous refusez de répondre aux convocations de votre employeur afin d’effectuer la visite médicale de reprise, ce dernier peut vous licencier pour faute grave.

 

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Accident du travail : généralités  (Santé) posté le jeudi 11 octobre 2007 21:02

Le droit aux prestations d'accident du travail n'est subordonné à aucune condition (durée du travail salarié ou durée d'immatriculation) autre que celle d'exercice d'une activité salariée ou assimilée au moment de l'accident.

Bénéficiaire : Les salariés, les étudiants, les stagiaires de formation professionnelle (entre autre) sont protégés sans condition d’ouverture de droits.

Conditions : Être victime d'un accident du travail ou d'une maladie professionnelle, dans l'entreprise. Est assimilé à un accident du travail, l'accident de trajet survenu pendant l'aller et retour entre la résidence principale et le lieu de travail, le lieu de travail et celui où le travailleur prend habituellement ses repas. Attention, la déclaration de l'accident par la victime auprès de son employeur doit intervenir au plus tard dans les 24 heures. L'employeur doit, lui, déclarer l'accident à la Sécurité sociale dans les 48 heures, par lettre recommandée.

A noter : La journée de travail au cours de laquelle s'est produit l'accident est intégralement à la charge de l'employeur.

Remarque : Les prestations en nature reposent sur le système dit du «tiers-payant», c'est-àdire que l'assuré n'a pas à faire l'avance des frais. De plus, il ne supporte pas le ticket modérateur. De plus, en cas d'hospitalisation, l'assuré est exonéré du forfait journalier.

 

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